The Hound of the Baskervilles, de Sir Arthur Conan Doyle

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Réédition du 24/05/2014

Au début, je n’étais pas convaincue de vouloir lire ce livre, qui m’a pourtant été offert en version antique par une de mes amies. Finalement, c’est le visionnage de la série télé Elementary qui a piqué ma curiosité : je voulais voir dans quelle mesure et de quelle façon les versions contemporaines de Sherlock Holmes à l’écran (Sherlock, Elementary) étaient fidèle au matériau d’origine.

En effet, je n’avais jamais lu qu’une seule aventure de Sherlock Holmes (La Vallée de la peur), quand j’étais adolescente. Je garde un souvenir assez précis de l’affaire, mais beaucoup moins des personnages de Holmes et Watson. Alors que je lisais The Hound of the Baskervilles, je me rappelais également en avoir vu une adaptation cinématographique (ou télévisuelle), mais, encore une fois, les détails ne m’étaient pas bien restés en mémoire.

Hound

Au départ, l’écriture m’a un peu déstabilisée. Elle m’a paru à la fois ancienne, pompeuse, et simple. Ces deux derniers adjectifs peuvent paraître paradoxaux; disons alors que les personnages ont tendance à s’exprimer d’une façon pompeuse, qui ne sonne guère naturelle aux oreilles d’aujourd’hui, tandis que l’histoire elle-même est racontée dans un style direct, efficace, sans recherche artistique. On est bien en plein dans le « roman de gare ».

Du reste, certaines personnes auraient peut-être l’intuition (fausse, à mon avis) du contraire, mais plus un style est simple, plus il est marqué par les idiotismes de son époque et, par conséquent, plus il apparaît daté et démodé à mesure que le temps nous éloigne de sa date de publication. Ainsi, on retrouve dans la bouche de tous les personnages, ou de façon répétée dans la narration de Watson, des expressions que je n’ai guère vu ailleurs, et certainement plus de nos jours. Une œuvre plus « littéraire » aurait sans doute varié le vocabulaire ou les tournures.

Cela dit, vous devez savoir que je n’ai absolument aucun mépris pour les « romans de gare ». Ici, ces caractéristiques n’empêchent en rien le roman d’être très réussi, et le talent de Conan Doyle d’éclater. Très rapidement, j’étais en effet prise dans le suspense du mystère à résoudre, et j’ai donc fini ce petit roman en trois jours, tops. Un élément de plus qui me donne envie d’écrire du policier…

Mais, surtout, je crois que j’ai effectivement été séduite par la manière habile dont l’auteur tisse la relation particulière entre Holmes et Watson. Du côté du détective, on ressent à la fois une arrogance extrême et une franche amitié pour son compagnon. Chez celui-ci, une admiration sans borne le dispute à un désir de faire ses preuves, de se montrer utile, voire de rivaliser avec son mentor.

Dans chacun de ces deux personnages, donc, on retrouve un mélange de sentiments à priori contradictoires, et qui font justement tout le piquant et l’unique de leur duo. Et, à cet égard, je dois dire que je trouve les deux adaptations que je citais plus haut assez justes. Quoique très différentes, elles réussissent toutes les deux à évoquer cette cohabitation tour à tour harmonieuse et étrange entre les caractères de Holmes et de Watson. Avoir lu ce roman donne presque plus de profondeur à mes yeux aux scripts de ces séries, comme si une dimension nouvelle en avait été révélée.

Bref, une lecture fort sympathique. Je relirais bien une autre affaire de Sherlock Holmes à l’occasion; cependant, je crois que ce serait plus pour étudier la façon dont le mystère est mis en place et résolu que par strict plaisir. J’ai toujours trouvé qu’il y avait un côté un peu vain dans le genre policier, et Sherlock Holmes n’y fait pas exception…

En revanche, autre chose a attiré mon attention dans la liste des œuvres publiées de Conan Doyle. Voyez plutôt :

historical

Cela intrigue, non ?


3 commentaires on “The Hound of the Baskervilles, de Sir Arthur Conan Doyle”

  1. Tam-Tam dit :

    je veux trop en savoir plus sur les « romances » de conan doyle!!!

    • Jeanne dit :

      N’est-ce pas ? LOL J’ai envie de chercher ça dans une bibliothèque et de me laisser surprendre. Je lisais beaucoup de livres « au hasard » à une époque, mais plus trop ces temps-ci, car j’essaie de faire baisser ma PAL. 😛

  2. […] The Blind Assassin en avril, et les trois autres titres étaient des tout petits romans, y compris The Hound of the Baskervilles, qui me permet de valider une nouvelle étape du challenge « Un genre par […]


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