Pêle-mêle du dimanche

Récemment, l’envie d’écrire m’est revenue. Enfin, non, elle n’est jamais vraiment partie, mais quand ça me tente de reprendre la fantasy parce que je viens de finir Angel’s Blood, ou d’écrire de l’historique parce que je suis en train de lire Untamed, je sais que je rêve. Pour m’apaiser, je prends des notes pour de futurs projets, mais j’ai conscience qu’ils ne sont pas encore mûrs, et que me lancer là-dedans exigerait trop de recherches préalables. Un jour, je le ferai. Mais actuellement, ce serait m’éparpiller, procrastiner. J’ai commencé l’année avec du contemporain et je sais que je dois battre le fer tant qu’il est encore chaud. Déjà qu’en l’occurrence, il est rendu plutôt tiède…

Comme souvent alors, je mets mes belles résolutions de lecture de côté et, à la place, j’entre dans une phase que je qualifierais de boulimie de mauvais livres. Pas forcément si mauvais que ça, d’ailleurs; mais disons que je ne recherche pas la qualité, la diversité ni même des livres qui sont « mon genre ». Au contraire. Je cherche à me confronter, à me provoquer moi-même, je cherche la frustration et la contrariété, ce point de nausée où je n’aurai plus envie de lire, mais seulement d’écrire. Parce qu’à ce moment-là, ce que j’ai à écrire deviendra clair : c’est tout ce qui m’a manqué, tout ce que je n’ai pas aimé dans ce que je viens de lire.

J’ai toujours trouvé plus de motivation dans les mauvais que dans les bons livres. Les mauvais livres me donnent une raison d’être, ou devrais-je dire une raison d’écrire : faire contrepoids. Tandis que les bons livres… je ne dis pas qu’ils n’inspirent pas, à leur manière. Mais c’est beaucoup plus subtil, souterrain. Un travail secret et de longue haleine. Sur le coup, les bons livres me laissent avec l’impression que le monde est complet et n’a pas besoin de moi, puisque quelqu’un l’a déjà fait et même très bien. Ils me laissent aussi avec le paradoxe de vouloir faire pareil, mais sans copier… Équation difficile à résoudre.

Hanchart Land, c’est juste une romance sans grand intérêt, classique au possible et assez démodée… Elle date originellement de 1997 et ça se sent. Je l’ai trouvée au hasard dans ma liseuse; elle devait être gratuite et j’en ai profité. Undeclared aussi était gratuite, et j’avais abandonné la lecture à 25 % parce que je m’embêtais. Par envie soudaine de New Adult, j’ai décidé de la reprendre, et je dois dire que ça s’améliore par la suite. (L’auteure, Jen Frederick, est un pseudonyme pour la fondatrice et chroniqueuse de Dear Author, Jane Litte.)

Par contre, il y a un aspect qui ne s’arrange pas, et qui est presque parfait pour me donner le petit coup de pied au c** dont j’ai besoin pour me remettre à l’écriture : la représentation du MMA et des combats ultimes en général (car j’écris en secret autour de ces sujets-là moi-même). L’auteure n’y connaît de toute évidence pas grand-chose et n’a dû faire que des recherches très superficielles. Alors, certes, il ne s’agit pas d’un roman sur le MMA, mais d’une romance. Je comprends cela. Mais est-ce que ça ne pourrait pas être un peu des deux? Ou, autrement dit, quel est l’intérêt d’avoir un héros qui pratique le MMA en mode semi-pro, si on n’essaie pas un minimum de représenter la réalité du sport et du milieu? Ou est-ce juste moi qui suis trop nerd?

Prochains titres sur la liste : Dirty, de Kylie Scott (en spécial à 1,99 $), et Rule, de Jay Crownover (emprunté à la bibliothèque). Pourvu qu’on n’ait pas trop d’exigences, on peut lire beaucoup de romance à très peu de frais…



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