Pêle-mêle du dimanche

Autant j’aime ma banlieue bien tranquille, écouter le bruit du vent dans les arbres et remarquer les différents chants des oiseaux, autant j’apprécie de me rendre à Montréal. Je me plonge dans la frénésie estivale qui semble s’emparer de cette ville, surtout les fins de semaine. J’ai un rapport ambivalent avec les foules. Je n’aime pas les magasins et les rues bondés, mais j’aime me retrouver, anonyme, au milieu d’une foule qui est réunie quelque part pour la même raison que moi. J’aime quand c’est joyeux, festif et bigarré. C’est drôle, quand je me promène downtown ou dans le Vieux-Montréal, c’est surtout des souvenirs de manifs qui me rattachent à ces lieux.

Dimanche dernier, je suis passée au Salon du livre anarchiste. Récolte de la journée :

Mes seuls achats, ce sont le zine écrit à la main et le roman de Bruno Massé édité par Sabotart, M9A, Il ne reste plus que les monstres. J’avais lu dans l’anthologie Suversions III une nouvelle qui est en fait un épisode du roman, et qui m’avait beaucoup plu, voilà. Il y a un autre roman que j’aurais aimé trouver, mais je n’ai pas réussi à repérer la table de la maison d’édition…

Finalement, je ne suis allée qu’à une seule présentation, celle du matin. Celle de 13 h n’a pas eu lieu tout compte fait, et j’ai décidé de partir peu après. À part ça, il faisait très beau, ça me fait toujours du bien de me secouer les neurones et, surtout, ce genre d’évènement est une grande source de motivation pour moi. Le reste du temps, je me laisse facilement happer par ma petite routine et mon côté asocial prend vite le dessus. Me confronter à des gens qui font tellement face à des difficultés parfois très grandes m’inspire et me force à reconsidérer le travail que je peux faire, à mon échelle.

Cette semaine, par exemple, j’ai enfin passé la porte d’un organisme communautaire de mon quartier. Cela fait deux ans que je l’ai repéré, et je n’avais jamais osé entrer. Peur de l’inconnu, peur de m’engager aussi… Mais au fond, comme je le suggérais plus haut, je ne suis pas une vraie introvertie; je suis juste timide. Quand je fais l’effort d’aller vers les gens, je dirais que 4 fois sur 5, c’est payant. Ça me nourrit de l’intérieur, ça m’encourage, ça me réjouit.


2 commentaires on “Pêle-mêle du dimanche”

  1. Jess dit :

    Merci pour ce beau partage qui me rejoint à quelque part. Tu mets en évidence une part de moi et cela apporte de la clarté.
    Merci pour ton authenticité.


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