Pêle-mêle du dimanche

Je ne lis plus beaucoup depuis quelque temps, en partie parce que j’ai pris la résolution d’utiliser le maximum de mon temps libre pour écrire — y compris le temps libre que je passais auparavant à lire, donc. J’ai quand même réussi à terminer L’Œil du lapin en début de semaine. Il s’agit du récit autobiographique où Cavanna se penche à nouveau sur son enfance et son adolescence dans les années 20 et 30; mais, cette fois (par contraste avec Les Ritals), il accorde plus de pages et d’importance au portrait de sa mère, française originaire de la Nièvre. C’est toujours aussi bon; à la rigueur, ce sont les passages où il retranscrit les histoires de son père qui m’ont le moins touchée (c’est un peu drôle, mais c’est surtout n’importe quoi, très farfelu; pas mon genre).

Mes idées « anarchistes », jamais j’en parle à la maison, pour ne pas faire de peine, justement. Mais j’ai raison. C’est la raison qu’ils m’ont eux-mêmes mise dans la cervelle qui me démontre que j’ai raison, aussi vrai, aussi clair que le théorème de Pythagore. Pas de ma faute si eux ont la trouille d’aller jusqu’au bout de leur raison.

— François Cavanna, L’Œil du lapin

Sinon, vu que ça fait un moment que je n’ai pas fait de « pêle-mêle », j’ai accumulé pas mal de liens vers des articles dignes d’intérêt depuis la dernière fois…

D’abord, deux chroniques de romances sur Smart Bitches, Trashy Books où un détail problématique a gâché toute l’expérience de lecture des lectrices : Guest Review: The Perils of Pleasure by Julie Anne Long et Wedded Bliss by Celeste Bradley. Personnellement, je n’ai pas encore déterminé si je suis de l’avis des deux chroniqueuses, à savoir si une transgression de nos valeurs et de notre moralité actuelle peut invalider tout un roman (du moins un roman qui se veut historique), mais c’est assurément une problématique qui me travaille, depuis que j’avais lu (et aimé) une romance dont le héros était propriétaire d’esclaves (dans le cadre du sud des États-Unis pré-guerre civile). Quelle est la place de la moralité dans la littérature, et en particulier dans la romance? C’est un sujet que j’aimerais aborder un jour dans une série d’articles; je pense qu’il y aurait énormément de choses à dire à ce sujet.

Sur le même blogue, j’ai aussi beaucoup apprécié un billet qui dénonce certains des clichés persistants dont sont victimes les héroïnes universitaires, et notamment les scientifiques : Guest Rant: Academic Heroines in Romance.

Ensuite, vous aurez peut-être envie de découvrir les réactions plus que mitigées de personnes autistes devant la nouvelle série TV de Netflix, Atypical : #ActuallyAtypical: a Media Roundup of #ActuallyAutistic Thoughts on the Netflix Series Atypical. Enfin, Disability Erasure And The Apocalyptic Narrative évoque les travers capacitistes de la majorité des intrigues dans le genre post-apocalyptique de la SF. Ce n’est pas ce que j’écris actuellement, mais ça tombe quand même à point nommé pour me faire réfléchir sur le plan très capacitiste monté par mes personnages au moment où j’en suis (je m’en étais rendu compte, mais ça m’encourage à traiter le problème sérieusement et à le corriger, au minimum par des mentions explicites de cette limite).

Je vous laisse avec une photo que j’ai prise lors de nos petites vacances dans un parc national près d’ici :



Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s