Pêle-mêle du dimanche

La nouvelle de la semaine, c’est qu’on ne peut pas voyager à l’international, en avion, depuis le Canada, en tant que citoyen-ne canadien-ne, si son passeport expire moins de 3 mois après la date du voyage. Voilà. Je l’ai appris à mes dépens et à mes grands frais jeudi soir, quand on m’a interdit d’embarquer à l’aéroport… Je trouve ça assez absurde, arbitraire et exagéré, quand on a un billet de retour bien à l’intérieur de la période de validité (théorique) du passeport. Peut-être que j’aurais dû, après tout, apporter ma carte d’identité française (puisque je me rendais en France), preuve que je ne risquais pas de me retrouver illégalement en France (advenant que j’y sois bloquée et que mon passeport expire entretemps), si c’était là leur préoccupation…

Je me souviens aussi être allée au Japon en 2009 (depuis Londres) avec un passeport qui expirait au milieu de mon séjour — j’ai donc dû rentrer avec un passeport différent. Comme quoi, cette règle est soit très récente, soit spécifique à certains pays particulièrement parano… Bref, j’ai payé des sommes exorbitantes pour changer mon billet, l’incident est clos; j’ai juste hâte d’atteindre ma destination et d’être enfin en vacances.

Sur une note plus agréable, j’ai récemment dévoré une petite romance queer que je vous recommande à mon tour : Coffee Boy, d’Austin Chant. C’est un roman court, contemporain, sans prétention, mais ça se lit tout seul et ça remplit parfaitement l’objectif proposé.

“I guess I forgot that people can keep that to themselves. Sometimes even if something’s obvious it doesn’t mean you want to talk about it. Or have it brought up at work. Every day.”
To his credit, Seth looks less offended and more concerned. “I—hadn’t thought about it like that. I’m sorry if I—”
“It’s not you. It’s my situation.” He wishes he didn’t sound so mean, but he can’t help it. “I’m just trying to tell you where I’m coming from, because—” Kieran bites his lip. Why is he saying this to his most supportive employer ever? Why can’t he just shut up? “I get that I kind of overstepped and it was shitty of me, but that’s why I did. I didn’t want to be the only one who was out. I’m sorry for making you come out to me. I’m sorry.”

— Austin Chant, Coffee Boy

J’ai également acquis un certain nombre de titres en prévision de mes vacances (et de longs trajets en avion et en train) :

Viviane Faure, je la connais assez bien, puisque j’ai édité 3 de ses nouvelles chez Laska. Madeline est une nouvelle auteure qui vit dans le coin, et que j’ai rencontré une fois (j’aimerais bien me constituer un petit « réseau » d’auteur-e-s locaux/-ales, mais j’avoue que j’ai un peu de mal à donner suite; ça risque de prendre forme très graduellement). Aude Réco, c’est quelqu’un que je suis via son blogue et les réseaux sociaux; bien que dans des styles différents, je trouve qu’elle et moi avons des démarches un peu similaires, alors j’ai eu envie de m’intéresser plus à son travail d’auteure. Enfin, Peter Darling, c’est parce que j’ai beaucoup aimé Coffee Boy, et que le pitch avait l’air vraiment prometteur (réécriture de Peter Pan sous les traits d’un garçon trans qui, étant devenu adulte en tant que Wendy Darling, décide de retourner dans le Neverland…).


Pêle-mêle du dimanche

Je ne lis plus beaucoup depuis quelque temps, en partie parce que j’ai pris la résolution d’utiliser le maximum de mon temps libre pour écrire — y compris le temps libre que je passais auparavant à lire, donc. J’ai quand même réussi à terminer L’Œil du lapin en début de semaine. Il s’agit du récit autobiographique où Cavanna se penche à nouveau sur son enfance et son adolescence dans les années 20 et 30; mais, cette fois (par contraste avec Les Ritals), il accorde plus de pages et d’importance au portrait de sa mère, française originaire de la Nièvre. C’est toujours aussi bon; à la rigueur, ce sont les passages où il retranscrit les histoires de son père qui m’ont le moins touchée (c’est un peu drôle, mais c’est surtout n’importe quoi, très farfelu; pas mon genre).

Mes idées « anarchistes », jamais j’en parle à la maison, pour ne pas faire de peine, justement. Mais j’ai raison. C’est la raison qu’ils m’ont eux-mêmes mise dans la cervelle qui me démontre que j’ai raison, aussi vrai, aussi clair que le théorème de Pythagore. Pas de ma faute si eux ont la trouille d’aller jusqu’au bout de leur raison.

— François Cavanna, L’Œil du lapin

Sinon, vu que ça fait un moment que je n’ai pas fait de « pêle-mêle », j’ai accumulé pas mal de liens vers des articles dignes d’intérêt depuis la dernière fois…

D’abord, deux chroniques de romances sur Smart Bitches, Trashy Books où un détail problématique a gâché toute l’expérience de lecture des lectrices : Guest Review: The Perils of Pleasure by Julie Anne Long et Wedded Bliss by Celeste Bradley. Personnellement, je n’ai pas encore déterminé si je suis de l’avis des deux chroniqueuses, à savoir si une transgression de nos valeurs et de notre moralité actuelle peut invalider tout un roman (du moins un roman qui se veut historique), mais c’est assurément une problématique qui me travaille, depuis que j’avais lu (et aimé) une romance dont le héros était propriétaire d’esclaves (dans le cadre du sud des États-Unis pré-guerre civile). Quelle est la place de la moralité dans la littérature, et en particulier dans la romance? C’est un sujet que j’aimerais aborder un jour dans une série d’articles; je pense qu’il y aurait énormément de choses à dire à ce sujet.

Sur le même blogue, j’ai aussi beaucoup apprécié un billet qui dénonce certains des clichés persistants dont sont victimes les héroïnes universitaires, et notamment les scientifiques : Guest Rant: Academic Heroines in Romance.

Ensuite, vous aurez peut-être envie de découvrir les réactions plus que mitigées de personnes autistes devant la nouvelle série TV de Netflix, Atypical : #ActuallyAtypical: a Media Roundup of #ActuallyAutistic Thoughts on the Netflix Series Atypical. Enfin, Disability Erasure And The Apocalyptic Narrative évoque les travers capacitistes de la majorité des intrigues dans le genre post-apocalyptique de la SF. Ce n’est pas ce que j’écris actuellement, mais ça tombe quand même à point nommé pour me faire réfléchir sur le plan très capacitiste monté par mes personnages au moment où j’en suis (je m’en étais rendu compte, mais ça m’encourage à traiter le problème sérieusement et à le corriger, au minimum par des mentions explicites de cette limite).

Je vous laisse avec une photo que j’ai prise lors de nos petites vacances dans un parc national près d’ici :


Pêle-mêle du dimanche

Sur un coup de tête, je me suis lancée dans la lecture de The Art of Asking, d’Amanda Palmer, découvert sur le blogue de Stéphane Gallay et emprunté en numérique à la bibliothèque en deux clics. Je connais un peu Amanda Palmer de l’époque des Dresden Dolls, mais je n’ai pas suivi ce qu’elle a fait par la suite. J’admets que je partais avec un préjugé, étant donné que l’incident déclencheur de ce livre, c’est le succès de sa campagne Kickstarter en 2012, et que je suis à priori plutôt opposée au sociofinancement de projets artistiques. Cela dit, malgré le raisonnement et les arguments parfois faibles, je ne peux nier que ce livre inspire et invite à la réflexion.

Il n’y a pas de chapitres et les anecdotes partent un peu dans tous les sens, sans respecter nécessairement l’ordre réel des évènements. Néanmoins, elle suit quand même en filigrane une certaine chronologie; là, par exemple, j’en suis à la période « Dresden Dolls », et c’est peut-être pour ça que, soudain, ça me parle et me plaît davantage. L’esprit du groupe me fait un peu penser à ce que faisaient en leur temps les Libertines — le dernier de mes groupes préférés d’adolescence : les concerts impromptus chez eux ou chez des amis, le statut mi-célèbre, mi-confidentiel, le « cult following »…

Ça me renvoie à mes propres projets d’avenir, à la façon dont je veux les aborder et les mener, à l’empreinte aussi que Laska a laissée en moi. D’ordinaire, je vois les expériences négatives sous leur aspect positif, celui de la leçon, de l’erreur à ne plus commettre; mais je m’aperçois, en lisant Amanda Palmer et en éprouvant une certaine nostalgie d’une époque de ma jeunesse plus « bohème », que la leçon m’a peut-être aussi endurcie, fermée, rendue plus méfiante envers autrui. J’ai perdu une sorte de foi en l’univers.

Sinon, j’ai lu un article chouette cette semaine sur le réalisateur James Ivory, et en particulier sur son film Maurice, adapté d’E. M. Forster : James Ivory and the Making of a Historic Gay Love Story. J’ai vu plusieurs films d’Ivory, que j’ai toujours beaucoup aimés : A Room with a View, Howards End, The Bostonians, Maurice justement (je crois que j’ai compris pour la première fois en le visionnant pourquoi Hugh Grant est considéré comme quelqu’un de séduisant)…


Pêle-mêle du dimanche

Autant j’aime ma banlieue bien tranquille, écouter le bruit du vent dans les arbres et remarquer les différents chants des oiseaux, autant j’apprécie de me rendre à Montréal. Je me plonge dans la frénésie estivale qui semble s’emparer de cette ville, surtout les fins de semaine. J’ai un rapport ambivalent avec les foules. Je n’aime pas les magasins et les rues bondés, mais j’aime me retrouver, anonyme, au milieu d’une foule qui est réunie quelque part pour la même raison que moi. J’aime quand c’est joyeux, festif et bigarré. C’est drôle, quand je me promène downtown ou dans le Vieux-Montréal, c’est surtout des souvenirs de manifs qui me rattachent à ces lieux.

Dimanche dernier, je suis passée au Salon du livre anarchiste. Récolte de la journée :

Mes seuls achats, ce sont le zine écrit à la main et le roman de Bruno Massé édité par Sabotart, M9A, Il ne reste plus que les monstres. J’avais lu dans l’anthologie Suversions III une nouvelle qui est en fait un épisode du roman, et qui m’avait beaucoup plu, voilà. Il y a un autre roman que j’aurais aimé trouver, mais je n’ai pas réussi à repérer la table de la maison d’édition…

Finalement, je ne suis allée qu’à une seule présentation, celle du matin. Celle de 13 h n’a pas eu lieu tout compte fait, et j’ai décidé de partir peu après. À part ça, il faisait très beau, ça me fait toujours du bien de me secouer les neurones et, surtout, ce genre d’évènement est une grande source de motivation pour moi. Le reste du temps, je me laisse facilement happer par ma petite routine et mon côté asocial prend vite le dessus. Me confronter à des gens qui font tellement face à des difficultés parfois très grandes m’inspire et me force à reconsidérer le travail que je peux faire, à mon échelle.

Cette semaine, par exemple, j’ai enfin passé la porte d’un organisme communautaire de mon quartier. Cela fait deux ans que je l’ai repéré, et je n’avais jamais osé entrer. Peur de l’inconnu, peur de m’engager aussi… Mais au fond, comme je le suggérais plus haut, je ne suis pas une vraie introvertie; je suis juste timide. Quand je fais l’effort d’aller vers les gens, je dirais que 4 fois sur 5, c’est payant. Ça me nourrit de l’intérieur, ça m’encourage, ça me réjouit.


Pêle-mêle du dimanche

Cette fin de semaine, c’est le Salon du livre anarchiste de Montréal : www.salonanarchiste.ca. Depuis près de huit ans que je vis dans la région, je me suis toujours débrouillée pour le manquer…

En 2010, je n’y étais pas depuis 15 minutes que j’ai rencontré quelqu’un; nous nous sommes instantanément mis à discuter et nous avons fini par quitter le salon sans l’avoir beaucoup plus visité. L’année dernière, j’y suis restée presque une journée entière, mais en tant que bénévole. J’étais au coin bouffe, et c’était tellement achalandé entre 11 et 15 h que je n’ai pas pu prendre la moindre pause toilettes, et pas de vraie pause lunch non plus. Je n’ai pas de reproche à adresser personnellement aux organisateurs/-trices, dont je sais qu’illes ont fait de leur mieux, mais c’est clair qu’il y avait un petit manque d’organisation — j’ai fait des piquets de grève sous la pluie où on se sentait moins laissé à nous-mêmes! Mais bon, apparemment l’année dernière était un peu rock’n’roll; c’était un fait admis.

Cette année, il se trouve que mon samedi était entièrement booké. J’ai cependant l’espoir d’y passer aujourd’hui et, puisque j’ai renoncé à aider, de pouvoir pour la première fois assister à des ateliers et présentations. Il y en a plusieurs qui se passent en même temps et on ne sait pas toujours, sur la seule base de l’intitulé, à quel point ce sera intéressant — ça dépend finalement beaucoup de la compétence et de la pertinence des intervenant-e-s, et aussi des réactions de la salle. En outre, peut-être que je renoncerai à la dernière minute à certains ateliers si je vois qu’il y a trop de monde. À priori, je me suis quand même noté les présentations suivantes :

  • De 11 h à 12 h 45 : Construisons une cité sans frontières et une ville sanctuaire! (Solidarité sans frontières) – CÉDA, Salle #125 (FR)
  • De 13 h à 14 h 45 : Vers une insurrection queer (Charlie et Jordan) – CCGV, Room #1,100 (FR)
  • De 15 h à 16 h 45 : Handicap et anarchie / Handicap dans l’anarchie (Noah E) – CÉDA, Salle #123 (ANG)

La dernière, c’est moins sûr, je ne sais pas si je serai encore là. Dans tous les cas, j’essaierai de voir s’il y a des bouquins à glaner sur le sujet — c’est parfois le cas; par exemple, l’atelier « Ni Dieu ni maître, ni péripheries : anarchisme global » est lié au livre éponyme paru chez PM Press, No Gods, No Masters, No Peripheries: Global Anarchisms (dont l’un des éditeurs est co-présentateur de l’atelier au salon). Depuis plusieurs semaines, je lis pas mal sur le capacitisme et les droits des personnes handicapées, un domaine que j’ai longtemps eu du mal à cerner et dont la découverte m’ouvre les yeux sur mes propres préjugés et mon ignorance.

Bien sûr, je m’intéresse tout particulièrement à la représentation du handicap en romance, littérature sentimentale et fiction populaire — mon dada de toujours! À ce sujet, je vous recommande l’article Why Are You Complaining? Some People Actually Feel That Way: A Critique of Me Before You. Avertissement : l’auteure n’est pas tendre avec le bestseller de Jojo Moyes, ni d’ailleurs avec l’écrivaine elle-même, qui doit prendre la responsabilité de ses choix narratifs. (Si vous voulez lire d’autres avis de la part de la communauté handicapée, il y a aussi un Media Roundup of Me Before You Criticism sur le même blogue.)

Et, malheureusement, je n’ai pas encore pu mettre la main sur un seul de ces livres, mais voici une liste de romances avec un héros ou une héroïne handicapé-e dont je compte m’inspirer pour de futures lectures : Disability-Themed Romance Novels.


Pêle-mêle du dimanche

Récemment, l’envie d’écrire m’est revenue. Enfin, non, elle n’est jamais vraiment partie, mais quand ça me tente de reprendre la fantasy parce que je viens de finir Angel’s Blood, ou d’écrire de l’historique parce que je suis en train de lire Untamed, je sais que je rêve. Pour m’apaiser, je prends des notes pour de futurs projets, mais j’ai conscience qu’ils ne sont pas encore mûrs, et que me lancer là-dedans exigerait trop de recherches préalables. Un jour, je le ferai. Mais actuellement, ce serait m’éparpiller, procrastiner. J’ai commencé l’année avec du contemporain et je sais que je dois battre le fer tant qu’il est encore chaud. Déjà qu’en l’occurrence, il est rendu plutôt tiède…

Comme souvent alors, je mets mes belles résolutions de lecture de côté et, à la place, j’entre dans une phase que je qualifierais de boulimie de mauvais livres. Pas forcément si mauvais que ça, d’ailleurs; mais disons que je ne recherche pas la qualité, la diversité ni même des livres qui sont « mon genre ». Au contraire. Je cherche à me confronter, à me provoquer moi-même, je cherche la frustration et la contrariété, ce point de nausée où je n’aurai plus envie de lire, mais seulement d’écrire. Parce qu’à ce moment-là, ce que j’ai à écrire deviendra clair : c’est tout ce qui m’a manqué, tout ce que je n’ai pas aimé dans ce que je viens de lire.

J’ai toujours trouvé plus de motivation dans les mauvais que dans les bons livres. Les mauvais livres me donnent une raison d’être, ou devrais-je dire une raison d’écrire : faire contrepoids. Tandis que les bons livres… je ne dis pas qu’ils n’inspirent pas, à leur manière. Mais c’est beaucoup plus subtil, souterrain. Un travail secret et de longue haleine. Sur le coup, les bons livres me laissent avec l’impression que le monde est complet et n’a pas besoin de moi, puisque quelqu’un l’a déjà fait et même très bien. Ils me laissent aussi avec le paradoxe de vouloir faire pareil, mais sans copier… Équation difficile à résoudre.

Hanchart Land, c’est juste une romance sans grand intérêt, classique au possible et assez démodée… Elle date originellement de 1997 et ça se sent. Je l’ai trouvée au hasard dans ma liseuse; elle devait être gratuite et j’en ai profité. Undeclared aussi était gratuite, et j’avais abandonné la lecture à 25 % parce que je m’embêtais. Par envie soudaine de New Adult, j’ai décidé de la reprendre, et je dois dire que ça s’améliore par la suite. (L’auteure, Jen Frederick, est un pseudonyme pour la fondatrice et chroniqueuse de Dear Author, Jane Litte.)

Par contre, il y a un aspect qui ne s’arrange pas, et qui est presque parfait pour me donner le petit coup de pied au c** dont j’ai besoin pour me remettre à l’écriture : la représentation du MMA et des combats ultimes en général (car j’écris en secret autour de ces sujets-là moi-même). L’auteure n’y connaît de toute évidence pas grand-chose et n’a dû faire que des recherches très superficielles. Alors, certes, il ne s’agit pas d’un roman sur le MMA, mais d’une romance. Je comprends cela. Mais est-ce que ça ne pourrait pas être un peu des deux? Ou, autrement dit, quel est l’intérêt d’avoir un héros qui pratique le MMA en mode semi-pro, si on n’essaie pas un minimum de représenter la réalité du sport et du milieu? Ou est-ce juste moi qui suis trop nerd?

Prochains titres sur la liste : Dirty, de Kylie Scott (en spécial à 1,99 $), et Rule, de Jay Crownover (emprunté à la bibliothèque). Pourvu qu’on n’ait pas trop d’exigences, on peut lire beaucoup de romance à très peu de frais…