De quoi la culture libre est-elle la solution? 2/2

J’ai un style fleuve, je m’en excuse. J’ai quand même coupé l’article en deux pour aider à la digestion. La première partie est , si jamais vous débarquez.

2) L’argument pragmatique

a) L’aspect financier

Il paraît qu’écrivain est un métier précaire, dans lequel il est très difficile de gagner sa vie. Peut-être que cette affirmation ne m’émeut pas autant que d’autres parce que je suis déjà, à la base, une personne à l’employabilité très faible, dont l’horizon a toujours été précaire et mal payé (j’ai une licence en langue et civilisation tchèque, et une autre en polonais! yay! je n’ai pas de formation professionnelle, mais Witold Gombrowicz est mon auteur préféré). Bien sûr, je n’irai pas prétendre le contraire, que trouver son public est facile et que la gloire nous attend. Néanmoins, je crois que cette réputation est en partie volée, car elle s’appuie sur des statistiques qui incluent en grande majorité des personnes qui n’écrivent qu’un ou deux livres dans leur vie, ou bien qui n’écrivent pas à temps plein, ni même comme activité principale. Il y a selon moi une profonde mauvaise foi à feindre que ces gens-là devraient gagner avec l’écriture l’équivalent d’un bon salaire à toute année X de leur vie active.

Il n’y a pas tellement d’autres emplois dans lesquels on peut travailler à temps partiel, à son rythme, dans les heures creuses de son emploi du temps*, et malgré tout faire assez d’argent pour en vivre confortablement… À cet égard, écrivain-e n’est finalement pas pire que la plupart des boulots. Quant à la problématique du succès — tou-te-s celleux qui essaient ne réussissent pas —, elle n’est pas non plus l’apanage des vocations artistiques. Je me demande parfois qui sont ces personnes qui semblent penser que, dans les autres domaines de la vie, il suffit de participer pour gagner… Il est vrai qu’en art, il y a une composante irréductible au succès que certain-e-s appellent la chance, d’autres le talent, qu’enfin, on ne sait pas trop ce que c’est, et comme on ne sait pas, on ne peut pas s’entraîner à la maîtriser de la même manière qu’on maîtrise la matière d’un examen. Mais la culture libre ne résout pas cette question, ne fait pas disparaître cette inconnue. Alors, quel rapport?

La réalité, c’est que, dans le régime normal du droit d’auteur, si je m’autoédite, je sais que je peux gagner l’équivalent horaire d’un salaire minimum (actuellement 11,25 $) en vendant un peu moins de 500 exemplaires de chaque publication. J’ai fait ce calcul simple — vous pouvez faire le vôtre à la maison : j’ai d’abord additionné le nombre d’heures dont j’avais besoin pour écrire, réviser, corriger, formater et réaliser la couverture d’un livre; je l’ai multiplié par le salaire horaire, et j’ai ajouté au total les coûts annexes que je prévois (pour la couverture, éventuellement); j’ai ensuite divisé ce nombre par le montant que je percevrais sur une vente en passant par un distributeur comme Immatériel, et voilà le résultat. Le salaire minimum, ce n’est pas l’occasion de sortir le champagne, mais c’est le salaire que j’étais payée à mon dernier « vrai » travail, donc ce serait quand même pour moi un palier symbolique satisfaisant.**

Quant aux 500 ventes, elles ne sont pas garanties, mais il s’agit d’un chiffre très réaliste. Sur tout mon catalogue aux Éditions Laska, 25 % des titres ont atteint les 500 exemplaires vendus (et ce n’est pas parce que « la romance se vend bien » — les 75 % restants étant, par définition, de la romance qui s’est mal, parfois très mal vendue…). 25 %, ce n’est pas un miroir aux alouettes, ce n’est pas une promesse folle, ce ne sont pas des happy few! C’est presque autant que la réussite au CAPES, non pas des inscrit-e-s (là, on tombe à 15 %), mais des présent-e-s aux épreuves! Et écoutez cela : 15 % des titres que j’ai publiés ont dépassé les 1000 ventes. Avec 1000 ventes, on arrive à un salaire horaire de 22,50 $ — je ne cracherais pas dessus!

Bien souvent, j’ai l’impression que la culture libre est le choix de personnes qui ont baissé les bras avant même d’avoir essayé. Et, dans certains cas, attention, je ne critique pas : ce sont précisément des personnes qui n’aspirent pas à écrire à temps plein, qui n’ont pas besoin ni envie de gagner plus d’argent et sont ravies de partager leurs créations d’une façon qui colle à leur valeurs. Mais ces raisons leur sont personnelles, et n’ont rien de généralisable! Je vais vous conter une histoire. En 2013, au début de mon aventure d’édition, j’ai publié un roman en 2 tomes. Les deux se sont vendus aux alentours de 30 exemplaires chacun. En 2016, je les ai publiés ensemble sous un nouvel ISBN, et j’en ai profité pour rafraîchir la couverture. On a depuis dépassé les 1000 ventes… J’ai une autre anecdote similaire où le même texte, republié avec un nouveau titre et une nouvelle couverture, est passé de 150 à 1050 ventes. Moralité : vous n’avez pas rencontré le succès avec votre premier roman? C’est peut-être dû au complot international du droit d’auteur qui vise la faillite morale et financière de tou-te-s les écrivain-e-s… ou alors…

2) La question de la diffusion

Je sais qu’une licence libre n’empêche pas la vente de l’œuvre concernée. En fait, une licence libre n’empêche rien; elle permet au contraire davantage. Alors, si je crois pouvoir vendre 500 exemplaires d’un livre, je devrais pouvoir le faire aussi dans le cadre d’une licence libre. À lire certain-e-s personnes, ces libertés supplémentaires ne peuvent qu’ouvrir des portes, augmenter la portée d’une publication, intéresser plus de monde. En gros, ce n’est que du bonus! Les « droits réservés » par le droit d’auteur, à l’inverse, seraient des entraves, des barrières, des freins à la diffusion et à la dissémination de l’œuvre. En théorie, ça semble tenir debout… Hélas, en réalité, les choses ne fonctionnent pas ainsi.

Déjà, il me semble que la libre diffusion (et republication commerciale, dans le cas d’une licence libre) d’un livre, en l’occurrence, se heurte potentiellement à la loi du prix unique en France. C’est peut-être juste mon ignorance, mais personne encore n’a pu me fournir d’explication claire quant à la façon dont ces deux exigences s’accommodent l’une de l’autre. Un flou similaire entoure la compatibilité entre une licence CC ou libre et les termes et conditions d’Amazon. Cette compagnie applique en effet une ribambelle de règles allant de l’alignement des prix (vous ne serez pas payé s’il s’avère que votre livre est disponible gratuitement sur un site perçu comme un concurrent) au refus pur et simple d’accepter et de vendre des livres dont le contenu serait « gratuitement disponible » ailleurs sur le Web.

Tout cela serait à éclaircir, je vous l’accorde, mais au minimum, on est loin du bonus magique et sans prise de tête qu’on nous avait promis! (Déjà des heures de travail supplémentaire désagréable en perspective rien que pour démêler tout ça!) Potentiellement, on aurait dans la pratique à choisir entre la vente et le libre, ou entre la revente sur Amazon et le libre. Pour beaucoup de libristes, ces dilemmes n’en sont pas, car ils n’aiment à priori ni l’idée de la vente, ni celle d’Amazon. Là n’est pas la question : la question ici est celle de la diffusion; est-ce qu’une licence libre ou de libre diffusion permet d’augmenter la diffusion d’une œuvre (comme ses champion-ne-s le prétendent), ou bien de la restreindre? Parce que si vous sacrifiez Amazon pour pouvoir faire du libre, on est bel et bien dans le second cas de figure (sur cette dernière année, les ventes d’Amazon représentaient 55,7 % des ventes totales pour ma maison d’édition).

Mais admettons que les choses se clarifient et se dénouent à notre avantage. On pourrait mettre un livre en vente exactement de la même façon que dans un cadre traditionnel et, en plus, profiter des bénéfices d’une licence de type Creative Commons. Attendez, mais quels bénéfices?

  1. Pour que les lectrices partagent librement votre livre, encore faut-il qu’elles en aient entendu parler (pas juste du livre, mais aussi de la licence)… La seule possibilité d’une action ne la fait pas automatiquement arriver. On se retrouve confronté-e à la difficulté de se faire connaître — en l’occurrence, en tant qu’auteur-e « libre » — et au coût que cela représente pour un-e auteur-e (voir mes articles catégorisés Antipromotion à ce sujet; j’en ai au moins 3 autres de prévus à cette heure).
  2. On présume que la promesse de libre diffusion attirera un lectorat supplémentaire, un lectorat qui boycotterait les livres protégés par le droit d’auteur… En réalité, ces lecteurs-là sont rarissimes (celleux qui ne sont pas satisfait-e-s des conditions d’accès piratent, mais ne boycottent presque jamais).
  3. On présume également que nos lecteurs auront usage de ces fameuses libertés qu’on fait tant de cas de leur accorder… J’ai déjà abordé ce point dans la partie « idéologique » : le prêt et la copie privés sont déjà autorisés par le droit d’auteur, et les droits d’exploitation ou de réutilisation commerciales n’intéresseront que quelques professionnels, qui auraient tout aussi bien pu s’arranger personnellement avec l’auteur-e d’origine.

Pour conclure… La culture libre pèche selon moi en ne libérant que des objets, des œuvres dont la surabondance et l’interchangeabilité objective assurent l’insignifiance — et, par là, l’insignifiance de leur « liberté » —, alors qu’il s’agirait de libérer des humains…


* Vous ne voulez pas d’échéances? Ne signez pas avec un éditeur… Que voulez-vous que je vous dise?

** D’autant qu’on parle d’un boulot de rêve à la maison (ou où vous voulez)! Plus d’équipée de 40 minutes la nuit dans le blizzard par -30° C parce que le prochain autobus ne passe que dans une demi-heure… Ce scénario m’est arrivé plus d’une fois à ma dernière job. Bref, il y a salaire minimum et salaire minimum. Tout n’est pas qu’une question comptable; il y a les conditions de travail, aussi.


De quoi la culture libre est-elle la solution? 1/2

Il y a un an, je me suis plongée avec enthousiasme dans le monde de la « culture libre ». La culture libre, c’est un mouvement inspiré du logiciel libre, qui promeut la publication des œuvres culturelles sous des licences conférant à « l’utilisateur/-trice » (le ou la lecteur/-trice dans le cas de la littérature) davantage de droits que le seul droit d’auteur. Quelques précisions, pour les personnes peu familières de ce concept :

  • De telles licences sont nombreuses et diverses. Techniquement, rien ne vous empêche d’ailleurs de créer votre propre licence complètement personnalisée. La seule difficulté, c’est qu’elle a quand même intérêt à avoir une application légale (sinon, elle n’a pas simplement pas de valeur effective), et si vous n’êtes pas juriste, vous ne saurez pas forcément vous en assurer.
  • Pour cette raison, un nombre restreint de licences types ont émergé, dont la validité et la valeur sont reconnues : les licences Creative Commons (il y en a plusieurs qui permettent de choisir des options différentes), la Licence Art Libre (LAL)…
  • Attention : toutes ces licences (notamment les Creative Commons) ne sont pas des « licences libres », ce terme étant réservé pour celles qui correspondent à la définition du libre par le logiciel libre. Une licence libre doit garantir la libre utilisation de l’œuvre, y compris son utilisation commerciale et sa réutilisation partielle ou totale dans une autre œuvre.
  • Une licence libre ou de libre diffusion n’enlève, n’invalide ou n’interdit en rien le droit d’auteur, qui est, lui, une disposition de la loi. Voyez ça plutôt comme un contrat, à l’image du contrat que vous passeriez avec une maison d’édition, mais qui concerne ici l’ensemble de votre public. Au lieu de donner à un seul éditeur le droit exclusif de publier votre œuvre, vous donnez au monde entier le droit non exclusif de la republier.

J’ai déjà dit que j’étais comme une pendule : sur la plupart des sujets, mon opinion oscille au gré de ma réflexion et des évènements qui font impression sur moi. Or, alors que j’ai repris l’écriture et que je me rapproche inexorablement du moment où je devrai moi-même choisir quels droits accorder à mes lectrices, je dois avouer que la culture libre fait piètre figure. Ces derniers temps, je lis les plaidoyers en sa faveur et je désespère des arguments avancés, qui me semblent au mieux discutables, au pire fallacieux.

1) L’argument idéologique

a) Un objet culturel n’est pas un logiciel

La culture libre a un fondement idéologique très clair, calqué sur celui du logiciel libre. Et le logiciel libre, j’ai toujours soutenu ça. Mon tout premier laptop ne roulait que sous Ubuntu (j’ai fini sous Windows à moitié par accident, parce que mon premier ordi est mort et que la partition du disque dur a foiré sur le nouveau). J’utilise LibreOffice, GIMP, Scribus… À priori, l’idée d’une culture libre était très séduisante : utopique, libertaire, donnons tout avec confiance et amour et le monde nous le revaudra… Je ne dis pas cela avec cynisme ou ironie, au contraire. C’est là précisément le type de discours qui vient me chercher, en lequel je crois, auquel je m’identifie. Je suis utopiste, libertaire et j’aime mon/ma prochain-e d’un amour fou, cela n’est pas contestable.

Loin de moi donc l’idée de dénigrer les intentions ou la philosophie des tenants de la culture libre. Intimement, je trouve ça infiniment cool et inspirant. Mais… je ne trouve pas cela pour autant nécessaire et important, au même titre que le combat du logiciel libre. Un logiciel, du code, cela a une valeur (potentielle) objective. Cela peut servir à quelque chose. Par exemple, avec LibreOffice, GIMP, Scribus, je peux écrire et créer des livres! Si ces logiciels n’existaient pas, très concrètement, je ne pourrais sans doute pas le faire. Je n’aurais sans doute jamais créé ma maison d’édition. (Je dis « sans doute » en raison de l’existence d’alternatives propriétaires; en réalité, cette question est tranchée : pour une personne donnée, ce sera toujours oui ou non.) Et quand on pense à tout ce que la technologie permet et détermine dans nos vies (comme le matériel médical?), cela peut sembler aller jusqu’au crime d’empêcher la libre utilisation de code et de logiciel qui existe. C’est presque insultant d’oser prétendre que les enjeux sont les mêmes en ce qui concerne la culture…

b) C’est la culture qui doit être accessible, et non chaque élément de cette culture d’une façon indiscriminée

Comme toute personne qui se prétend artiste, j’ai énormément d’affection et de respect pour l’art. Il occupe pour moi, littéralement, la place d’un parent, m’ayant prodigué depuis que je suis toute petite les leçons de vie, la sagesse, l’empathie, la compréhension et le réconfort dont j’avais besoin. La littérature ne se réduit pas selon moi à un divertissement, un passe-temps ou un besoin d’évasion; elle est ma religion d’athée, un livre de fiction est ma Bible, et les bibliothèques sont les temples où je médite et prie (cette image m’est venue en mai 2008, alors que je hantais les salles de lecture de la bibliothèque François-Mitterrand; je trippais du seul fait de me sentir au milieu de tous ces livres, protégée, dissimulée au monde).

Mais vous ne me ferez pas croire un seul instant que chaque « œuvre » produite au monde doit être libre à tout instant pour le bien et la survie de l’art. Car, en réalité, cela n’a pas d’importance. Si Mx Dupuis-Morizeau souhaite réserver tous ses droits sur l’unique roman de sa vie, je ne considère pas que ça empiète sur mon accès à « la culture » et ma liberté d’en jouir. Il y a déjà bien plus de livres en libre accès que je ne pourrai en lire dans une vie, alors vous m’excuserez si je ne vois aucune urgence ni nécessité à en rajouter des millions… Et oui, cette règle s’applique aussi aux soi-disant « chefs-d’œuvre » (les défenseur-e-s de la culture libre tentent toujours de nous persuader en citant des œuvres qu’illes croient que nous consentirons à qualifier d’incontournables — surtout en sample de mon prochain titre de rap*).

Jusqu’à une période récente de ma vie, je n’achetais presque jamais de livre. J’allais à la bibliothèque, c’est gratuit. Je m’en faisais prêter ou offrir par des ami-e-s. En 2008, tiens, sur 42 livres lus, je n’en avais acheté que 7 (dont 3 seulement étaient des livres neufs; c’est précisément l’époque où j’ai commencé à acheter des livres). Les autres, ils venaient de la BnF (je les lisais sur place, donc), ils venaient de la bibliothèque de la Filozofická fakulta de l’Université Masaryk, ils venaient de Przemek, mon ami à Brno, ils venaient de Mériadek, le pote qui m’hébergeait à Paris, ils venaient de mon père, qui me file tout le temps des bouquins, ils venaient des étagères de mes colocataires à Varsovie, d’une caisse de bouquins usagés qu’un de mes élèves polonais m’avait refilée, de la bibliothèque municipale en face de l’arrêt de tram où je descendais pour aller au boulot, dans l’ancien ghetto de Varsovie… Alors, ne me dites pas que la « Culture » n’est pas accessible!

Oui, il y a des abus. Je suis contre les abus, figurez-vous. Je suis contre les DRM, contre le droit d’auteur jusqu’à 70 ans après la mort de l’auteur. Je suis pour le partage des livres auprès de son cercle privé, que ce soit en numérique ou en papier, comme en 2008 Przemek m’a permis de lire Gottland, de Mariusz Szczygieł (po polsku, oczywiście), et mon père m’a fait découvrir Oliver Twist ou Joseph Andrews. Je suis aussi pour que les auteur-e-s cessent d’accorder des droits exclusifs à quiconque, en particulier aux éditeurs.** Enfin, je suis pour que, si l’on souhaite publier ou réutiliser tout ou partie d’une œuvre qui n’a pas été préalablement « libérée », on en demande tout simplement l’autorisation à l’auteur-e (ou aux ayant-droits)… Pourquoi invoquer la culture libre pour des problèmes que le bon sens et le respect mutuel suffiraient à régler?

Je ne prétends pas non plus que l’accès à la culture est actuellement parfait ou idéal. Il y a de quoi faire, bien sûr; diversifions, dynamisons les programmes et évènements culturels qui permettent aux œuvres d’aller à la rencontre du public, et vice versa! Mais, encore une fois, personne n’a besoin de la culture libre pour accomplir cela; les bibliothèques en sont le brillant exemple. Pour conclure, oui, certes, peut mieux faire, peut toujours mieux faire; il n’empêche qu’il y a pour moi une sorte de condescendance et de décalage avec la réalité à se plaindre d’une politique d’accessibilité culturelle dont nous ne profitons nous-mêmes probablement qu’à l’échelle de 0,01 %… Ça me fait penser à l’énorme type dans le restaurant, dans The Meaning of Life, qui râle parce que les plats n’arrivent pas assez vite.

À suivre…


* Juste au cas où, je précise que c’était de l’humour…

** Ça peut paraître faux-cul à l’heure où j’exploite moi-même les droit exclusifs d’autres auteur-e-s, mais c’est une idée qui ne m’est venue que récemment.