Coffee Boy : comment la romance (re)définit la norme de ce qui est considéré « romantique »

À la base, je pensais écrire à ce sujet sans m’appuyer sur aucune lecture en particulier (d’où la très longue introduction sans rapport avec le Coffee Boy du titre), mais j’avoue que j’aime rattacher mes raisonnements aux livres qui les ont suscitées ou y ont contribué. C’est une façon pour moi de souligner la valeur intellectuelle et réflexive de presque tout ce qui se publie, surtout en romance, genre trop souvent réduit à son rôle « divertissant » ou d’évasion (escapist). En fait, je suis persuadée que l’apport critique d’une œuvre est d’abord dans la tête de cellui qui la lit; qu’on peut tout aussi bien se plonger dans le chef d’œuvre le plus profond et subtil et n’en rien retirer, que dévorer le premier roman venu, bourré de clichés et mal écrit, et y trouver le sens de la vie.

Et, en plus, ça me fait plaisir d’avoir une opportunité de plus de parler de Coffee Boy, que j’ai vraiment aimé.

Beaucoup de gens qui ne lisent pas de romance — ou peut-être des lectrices qui se sont jusqu’à présent cantonnées à un seul style bien particulier — croient à tort que la romance est l’incarnation littéraire de ce que la culture mainstream considère comme romantique, des petits cœurs aux roses rouges, en passant par les cadeaux coûteux et les dîners aux chandelles. Or, c’est (presque) le contraire. J’ajouterai que la romance n’est pas non plus l’équivalent narratif des films dits « romantiques » (que des lectrices de romance peuvent apprécier par ailleurs, comme elles apprécient du reste un tas d’autres choses n’ayant aucun rapport avec la romance, tels que ski, couture ou café).

La romance est sa propre sous-culture et, malgré le succès commercial qu’elle rencontre depuis ses débuts, elle s’est longtemps développée en relative autarcie, loin de la culture pop qui l’a toujours dénigrée. Hollywood, par exemple, n’aime pas la romance; c’est pourquoi les studios n’ont jamais cru bon d’adapter les pelletées de bestsellers produits par le genre depuis des décennies. En gros, s’il y a un film romantique qui sort, vous pouvez être à peu près sûr-e que ce n’est pas une romance selon les codes du genre. Et, même si ça y ressemble drôlement, disons que le marketing, avec l’aide complice de l’auteur-e, aura fait son boulot pour tracer une ligne claire, quoique arbitraire, entre son produit et « la romance » (oui, je pense à Outlander, à tous les films adaptés des romans de Nicholas Sparks, à Twilight, etc.).

Personnellement, je me considère comme quelqu’un de « pas du tout romantique », du moins selon l’acception moderne courante de ce qu’est le romantisme (par contre, si on parle du Romantisme comme mouvement artistique du XVIIIe et XIXe, c’est évidemment autre chose…). J’en ai sérieusement rien à f*utre de ce bazar; ça ne m’intéresse pas, et ça m’émeut encore moins. Et c’est une des raisons pour lesquelles j’aime la romance : parce que j’y retrouve, la plupart du temps, ce côté anti-romantique. Le scénario typique de romance, ce n’est pas du tout cette histoire d’amour parfaite et idéalisée où tous les clichés sentimentaux sont respectés, du premier regard au mariage en blanc, avec premier rencard, premier baiser et rapport sexuel bien dans l’ordre. Au contraire! La romance, dans la majorité des cas, c’est : prends toutes ces normes et mets-les sur la tête, ou bien passe-les au blender jusqu’à ce qu’elles soient méconnaissables, emmêlées, entortillées, interchangées, toutes croches.

La romance, c’est le triomphe du chaos sur l’ordre. C’est quand tu tombes amoureux/-se de la mauvaise personne, au mauvais endroit, au mauvais moment. C’est : ce n’était pas censé arriver — ça ne peut pas arriver — ça ne doit pas arriver! (Spoiler : mais ça va arriver quand même…) Si je devais trouver une émotion pour représenter la romance — à part l’amour, bien sûr — ce serait : WTF?! C’est ce qui passe par l’esprit de tous les protagonistes de romance à un moment ou à un autre, je crois… Et il me semble qu’envisager les choses sous cet angle éclaire énormément certains éléments qui continuent de confondre celleux qui les observent depuis l’extérieur, comme le sexe plus ou moins forcé* ou bien la figure ambiguë du héros qui est aussi le méchant de l’histoire. Beaucoup de non-lecteurs de romance vont s’exclamer : « Hé! mais ce n’est pas très romantique! » ou « Ce n’est pas ainsi qu’une relation doit se passer ! » Ce faisant, ignorant que c’est précisément là le but et l’intention.**

Ces considérations nous amènent au sujet de l’article, qui est le pouvoir de la romance de (re)définir ce qui est romantique. Je pense que, dans une certaine mesure, et par le simple fait d’être née sous la plume de femmes (une communauté jouissant de sa propre culture, distincte de la culture dominante essentiellement masculine), la romance a toujours été en décalage plus ou moins net avec les normes dominantes. Cependant, la romance n’est pas pour autant féministe, au sens où elle n’est pas porteuse d’un projet politique spécifique et conscient. À cet égard, la romance n’est qu’un genre littéraire, et rien de plus. Par conséquent, il est évident que, parallèlement, la romance véhicule et renforce aussi un certain nombre de normes culturelles et sociales issues de la culture dominante (mais pas davantage non plus que n’importe quel autre genre littéraire pris dans sa globalité). Mais voilà : il ne tient qu’à nous, auteur-e-s (et lecteurs/-trices, car il s’agit ultimement d’un dialogue), de prendre conscience des normes que l’on valide et de celles qu’on conteste à travers nos écrits (et nos lectures), et d’adopter dès à présent une attitude intentionnelle (?) dans le but de mettre l’énorme pouvoir de la romance au service de nos idées, et non l’inverse.

Cela ne signifie pas que l’on va contraindre des œuvres de fiction à des visées didactiques, mais simplement que l’on reconnaît le processus construit de nos idées et même de nos ressentis, et qu’au lieu d’accepter telles quelles les normes dominantes quant à ce qui est « attirant », « désirable », « sexy », « glamour » (ce que, du reste, la romance n’a jamais totalement fait), nous allons avoir l’infini plaisir de jouer avec, de les retourner, de les déguiser, de les questionner — ce qui, pour l’esprit créatif, s’apparente au paradis, amirite? J’ai toujours considéré comme un code de la romance le fait que les protagonistes soient attachants et « au-dessus de la moyenne », le fait qu’on aime s’identifier à eux ou s’imaginer être avec eux. Or, en même temps, cela se heurtait dans ma tête au propos soi-disant universel de la romance, à savoir que personne n’est laissé sur le carreau. Aujourd’hui, je comprends que je prenais le problème à l’envers!

Et si, au lieu de penser : mon héros doit être séduisant et charmant, qu’est-ce que cela signifie?, on prenait les choses dans l’autre sens? Mon héros est tel qu’il est — maintenant, comment rendre cela séduisant et charmant? Sans y prêter attention, c’est déjà un exercice mental que je faisais parfois, parce que j’ai toujours aimé l’expérimentation et que j’adore prendre le contrepied des clichés. Mon héroïne couche avec tout ce qui bouge… comment en faire une héroïne de romance crédible et attachante? Mon héros est en surpoids… qu’est-ce qui va le rendre irrésistible aux yeux de l’héroïne? etc. Et j’en profite pour plugger l’initiative We Need More Safe Sex Books, lancée entre autres par des (ex-)auteures de ma maison d’édition, et que j’ai redécouverte récemment. Si j’ai bien compris, c’est également une partie de leur propos : au lieu de partir de ce qui est généralement considéré comme sensuel et glamour (l’absence de préservatif, apparemment — ma réaction : ??!?) et de le copier-coller dans nos livres, on va plutôt partir des règles du safe sex et faire un véritable travail créatif en trouvant des façons de rendre ça sexy, chaud, érotique et tout ce que vous voulez!

Et Coffee Boy, dans tout ça? Eh bien, c’est une romance écrite par un mec (Austin Chant) qui raconte l’histoire de deux mecs, Kieran et Seth. L’un est trans, frais sorti de l’université, et a du mal à « passer »; l’autre est bi, plus âgé et du genre très méticuleux, limite coincé. « Originale » n’est pas du tout le premier mot qui me viendrait à l’esprit pour qualifier cette novella — et d’abord, l’originalité est surfaite (était-ce un des gars de Kings of Leon qui disait : « mieux vaut être bon qu’original »?). Au contraire, l’histoire est on ne peut plus banale, ordinaire : les héros se rencontrent au bureau et apprennent peu à peu à se connaître à coup d’heures sup’, de commandes de café et de débats au sujet des qualités (ou de l’absence d’icelles) de leur manager. En revanche, on peut dire que ça fait bouger à peu près toutes les cases et les limites qu’on a l’habitude de retrouver dans la romance mainstream, en commençant par le genre de l’auteur et du public auquel ce texte (en partie, presumably) se destine.

Je mentionne ça, parce qu’encore récemment, le journalisme anglophone*** nous a gratifié d’une perle se proposant de résumer toutes les romances de la saison (pas moins!). En effet, à en croire son complaisant auteur, tout ça ne serait que déclinaisons de trois ou quatre concepts répétés à l’infini, seuls les accessoires changeant. Et l’article culmine dans cette phrase délicieuse :

Why shouldn’t women dream?

Je vous laisse savourer…

C’est toujours étonnant lorsque quelqu’un qui prétend critiquer (explicitement ou implicitement, comme ici) la romance pour son manque de diversité prend à ce point à cœur d’ignorer tout le pan de la production qui, typiquement, représente et/ou s’adresse à des minorités — le M/M, pour ne citer que lui, et qui n’est pourtant plus si confidentiel… À croire que leur but véritable n’est en rien de valoriser la variété et le réalisme en littérature (auquel cas, de telles romances existent, et leurs auteur-e-s et fans seraient plus que ravi-e-s de les voir citées dans le New York Times!), mais juste de s’assurer que la romance reste bien cloisonnée dans l’image simpliste qu’illes en ont. Seulement, oups! je crois qu’elle s’est déjà échappée…


* Oui, je tiens à mon « plus ou moins ». Le consentement est une vaste zone grise, mais ceci est le sujet d’un autre (futur) article.

** Je choisis délibérément de présenter ces exemples dans leur portée subversive, mais je suis consciente que la problématique est plus large et complexe. Ce n’est simplement pas ici le sujet.

*** Pas que le francophone ferait mieux, hein…


Finding Your Feet : asexualité en romance et « prude-shaming »

Quand j’ai lu que la romance Finding Your Feet, de Cass Lennox, avait pour protagonistes une héroïne asexuelle et un héros trans, je n’ai pas pu m’empêcher de l’acheter et de la dévorer sur-le-champ. Et, petit plus, ça se passe au Canada!

À priori, pour celleux qui ne connaîtraient pas bien l’asexualité et/ou la romance, l’idée d’une romance asexuelle peut étonner. On est malheureusement trop habitué-e-s au raccourci romance = sexe, et la romance a tendance à s’être fait un nom auprès du grand public comme étant une sorte de porno soft, ou de littérature érotique avec les sentiments en sus (la dernière fois que j’ai regardé chez Renaud-Bray, une grosse chaîne de librairies québécoise, la romance était se trouvait dans les quelques rayons tout au fond, sous l’étiquette « Érotique »). Or, aucun de ces deux préjugés n’est vrai.

L’asexualité, tout d’abord, est un spectre, et aussi une orientation qui se conjugue avec des tas d’autres. Je ne vais pas vous faire de cours théorique sur le sujet, déjà parce qu’il y a le reste du Web pour cela, et puis parce que l’univers de l’asexualité est incroyablement varié et complexe et qu’à chaque fois que je m’y intéresse, j’en ressors aussi fascinée que confuse. On pourrait penser, à tort, que l’asexualité se résume à l’absence de sexualité, et qu’il n’y a donc rien à en dire. En réalité, c’est tout le contraire. Aussi paradoxal que cela paraisse, je crois ne m’être jamais rendu compte de l’infinie variété de la sexualité aussi bien qu’en m’informant sur l’asexualité. Il y a tellement de façons et de degrés d’être asexuel-le que passer à travers une liste, même non exhaustive, vous donnera le tournis.

Une des choses les plus importantes que l’asexualité peut vous apprendre, c’est justement que « romance » et « sexe » ne sont ni équivalents, ni forcément corrélés. On peut avoir une relation romantique sans sexe, et vice versa. De la même façon, on peut être asexuel-le aromantique, ou bien asexuel-le hétéro-, homo-, bi- ou panromantique. Il va de soi que, dans une romance, les héros relèveront nécessairement de ces dernières catégories. Ainsi, l’héroïne de Finding Your Feet, Evie, s’identifie comme asexuelle biromantique. Mais, sans doute par souci de représentation et de visibilité, l’auteure a choisi de faire d’un personnage secondaire une asexuelle aromantique; comme quoi, malgré les codes soi-disant rigides de la romance, il est possible d’être inclusive…

Ce qui est intéressant, c’est que plusieurs de ces nuances sont en fait depuis longtemps présentes en romance. Sauf que, par ignorance ou pour des raisons marketing, les différents termes entourant l’asexualité n’étaient pas employés. C’est du moins la thèse de l’article Why We Need Asexual Romances, dont l’auteure affirme notamment que la demisexualité serait déjà très prévalente en romance. La demisexualité, c’est une catégorie qui se situe entre les pôles « sexuel » et « asexuel », et qui signifie qu’on ne ressent de l’attirance sexuelle qu’après avoir développé un lien romantique préalable. Et c’est ironique, parce que la romance que je lis actuellement, Rule, de Jay Crownover, a une héroïne qui correspond très exactement à cette définition…

Cela dit, pour autant, la demisexualité est-elle à ce point omniprésente? J’avoue que ce n’est pas ma propre impression. Je dirais même plutôt que, si on se réfère à toutes ces héroïnes qui attendent le héros pour perdre leur virginité, on touche à une de mes bêtes noires : au moins aussi souvent qu’une héroïne se « préserve » par amour exclusif du héros (scénario de demisexualité), on croise des vierges qui tombent dans le lit de leur héros avant d’en tomber amoureuses (souvent, c’est même le sexe qui semble déclencher leurs sentiments; scénario inverse de la demisexualité, donc). Et là… je n’ai toujours pas trouvé d’explication logique à ce que je suis forcée d’appeler un fantasme féminin : que le premier soit le bon, j’imagine. Mais, dans la vraie vie, une relation sexuelle avec quelqu’un qu’on connaît mal, voire pas du tout, n’a aucune raison de se muer en amour heureux.

Cependant, soit, il y a des héroïnes demisexuelles qui ne disent simplement par leur nom. Mais pourquoi, semble-t-il, toujours des héroïnes, et pourquoi toujours demisexuelles? Je pense que l’asexualité féminine n’apparaît pas aussi taboue, parce qu’elle est associée, inconsciemment ou pas, à la pureté et à l’innocence qui incombent traditionnellement aux femmes. De là, la demisexualité est une sorte d’évidence, puisqu’elle permet, au contraire de l’asexualité, de composer avec un partenaire qui, lui, est complètement sexuel, voire hypersexuel. En plus de cela, il y a bien sûr l’idée reçue selon laquelle romance = attirance sexuelle, cette dernière prouvant le pouvoir de séduction de chaque protagoniste sur l’autre.

À ce propos, et malgré tout le plaisir que j’ai eu à lire Finding Your Feet, je ne suis apparemment pas la seule lectrice à avoir trouvé qu’Evie semblait plus demisexuelle qu’asexuelle…* De fait, moi qui m’attendais à quelque chose de radicalement différent, j’ai été un peu déçue. Finalement, la romance est assez conventionnelle, à cela près que, pour une fois, les ressentis, comportements et gestes sont décrits et expliqués à travers le prisme de l’asexualité.

Cela dit, rien que cela, c’est déjà un pas immense et important à mon sens. Parce que ce nouveau paradigme nous délivre de l’ancien, celui où Shaw, l’héroïne de Rule, refuse toute relation sexuelle parce qu’elle est « a good girl », une bonne fille, une fille sérieuse, une femme amoureuse. Le problème de cette explication, c’est par exemple qu’elle ne s’étend pas aux hommes, invisibilisant par là l’asexualité (ou demisexualité) masculine. C’est aussi qu’elle sous-entend un jugement à l’encontre des femmes qui, elles, ne respecteraient pas ce schéma : qu’une femme qui peut coucher avec d’autres hommes n’est probablement pas amoureuse, ou pas sérieuse, ou pas « bonne ».** Alors que, si on parle de demisexualité, ça devient tout à coup inclusif; ça reconnaît l’existence parallèle et la validité d’autres types de sexualité, que ce soit l’asexualité chez certains hommes ou l’hypersexualité chez certaines femmes.

Enfin, cerise sur le gâteau, ça constitue une réplique au « prude-shaming » dont sont parfois victimes les héroïnes de romance moins aventureuses — et, par extension, le genre en lui-même et ses lectrices —, qui n’a pas à s’appuyer sur des valeurs traditionnelles ou religieuses. En effet, s’il est vrai que la romance est marquée par ces valeurs, au même titre du reste que tous les autres genres littéraires, on dirait parfois que la seule voie moderne et féministe possible pour la romance, c’est d’assumer entièrement son côté érotique. Que la subversion des normes, ou l’expression de la liberté féminine, ne peut être l’affaire que de l’hypersexualité. De plus en plus souvent, on légitime et promeut la romance avec un discours très pro-sexe : la romance célèbre la sexualité des femmes, le désir féminin, la libération sexuelle, etc. Mais quid des femmes qui n’ont pas ou peu de désir sexuel, peu ou pas de sexualité?

Techniquement, l’asexualité tombe sous l’égide de la philosophie « sex-positive »; mais, dans les faits, on est vite soupçonné-e d’être une prude rétrograde si on ne démontre pas son ouverture à une sexualité suffisamment diversifiée, surtout en tant que lectrice ou auteure de romance — parce qu’après tout, c’est bien connu, les femmes qui aiment la romance ne sont pas très fute-fute et ont l’horizon tristement étroit… Moi-même, j’en profite pour faire mon mea culpa. Même si j’ai expliqué en partie pourquoi, j’ai conscience aujourd’hui d’avoir longtemps eu un préjugé contre les héroïnes vierges en romance contemporaine, les jugeant irréalistes ou coincées, alors qu’elles étaient peut-être en réalité juste « ace », « demi » ou « grace »…***


* À un moment, Evie précise « ace spectrum », mais c’est la seule fois et on n’en saura pas plus. Est-ce que l’auteure a estimé que le terme « demisexuelle » paraîtrait trop barbare, trop compliqué aux lecteurs/-trices?

** Il y a d’ailleurs des relents assez clairs de slut-shaming dans Rule qui me débectent un peu.

*** Je précise au cas où que la virginité n’a rien à voir avec l’asexualité. Evie, l’héroïne de Finding Your Feet, n’est d’ailleurs pas vierge. C’est juste que, parfois, la virginité « tardive » peut s’expliquer par l’asexualité.